Les montants de la contribution AGEFIPH pour l'année 2026 sont désormais fixés et s'appliquent à toutes les entreprises de 20 salariés et plus qui n'atteignent pas le taux d'emploi obligatoire de 6 % de travailleurs handicapés. La contribution est calculée par unité bénéficiaire manquante et varie selon la taille de l'entreprise : 400 fois le SMIC horaire brut pour les entreprises de 20 à 249 salariés, 500 fois le SMIC horaire pour celles de 250 à 749 salariés, et 600 fois le SMIC horaire pour les entreprises de 750 salariés et plus. Avec un SMIC horaire brut en vigueur, ces montants représentent une charge financière significative pour les employeurs qui ne respectent pas leurs obligations.
Pour comprendre l'impact concret de ces barèmes, prenons l'exemple d'une entreprise de 300 salariés. Son obligation d'emploi s'élève à 18 unités bénéficiaires (6 % de 300). Si elle n'emploie que 10 travailleurs handicapés, il lui manque 8 unités. Sa contribution sera donc de 8 multipliée par 500 fois le SMIC horaire, soit un montant annuel pouvant dépasser 48 000 euros. Pour les grandes entreprises de plus de 750 salariés, la facture peut rapidement atteindre des centaines de milliers d'euros. Il est important de noter qu'une majoration supplémentaire s'applique aux entreprises qui n'ont entrepris aucune action en faveur de l'emploi handicap pendant une période prolongée.
Plusieurs leviers permettent de réduire efficacement cette contribution. L'embauche directe de travailleurs en situation de handicap reste la solution la plus naturelle, mais elle n'est pas toujours immédiate. En complément, la sous-traitance auprès d'Entreprises Adaptées génère des déductions directes sur le montant dû. L'accueil de stagiaires handicapés, la conclusion de contrats avec des ESAT ou encore la mise en place d'accords agréés en faveur du handicap constituent d'autres pistes concrètes. BRM LOG accompagne les entreprises dans l'optimisation de leur déclaration OETH en identifiant toutes les dépenses déductibles et en structurant une stratégie pluriannuelle pour atteindre progressivement le taux d'emploi légal de 6 %.